Queen's University at Kingston

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Chapitre 3: La phonologie

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Phonétique et phonologie

L'étude phonétique d'une langue peut se faire sans faire appel au sens. À la limite, on pourrait étudier les caractéristiques phonétiques d'une langue qu'on ne comprenait même pas.

Par contre, la phonologie s'occupe de la fonction des sons dans la transmission d'un message. Il faut donc comprendre une langue pour faire de la phonologie. En d'autres termes, la phonologie recherche les différences de prononciation qui correspondent à des différences de sens, ce qu'on appelle des oppositions distinctives.

Or, tous les changements de prononciation ne changent pas le sens. Par exemple, il existe dans les pays francophones plusieurs variantes du [R]. Ou encore, si on compare la prononciation québécoise et française d'un mot comme toute, on entend une différence. Malgré ces différences, le sens ne change pas: tout le monde comprend le même mot.

Mais d'autres changements de prononciation peuvent influencer le sens. Prenez le cas de [Ru] (rouge). Si on remplace la première consonne par un [b], le résultat est un autre mot (bouge). Ce simple test nous montre qu'en français, [R] et [b] s'opposent entre eux. Nous le savons puisque le seul élément qui change entre [Ru] et [bu] est la consonne initiale. [Ru] et [bu] forment ce que nous appelons une paire minimale: deux mots qui se distinguent par le sens et qui diffèrent entre eux par un seul son. Le fait de remplacer un son par un autre dans une paire minimale s'appelle la commutation.

Si la commutation change le sens, nous tirons la conclusion que les deux sons appartiennent à deux classes distinctes. Chaque classe s'appelle un phonème. Contrairement à un son, qu'on peut entendre et mesurer, un phonème est une entité abstraite, une classe de sons qui partagent la même opposition à d'autres sons dans une langue.

Dans la transcription, on distingue les phonèmes des sons par l'utilisation de barres obliques plutôt que des crochets. [b] est un son, mais /b/ est une classe de sons ou phonème. Notez qu'on sépare les membres d'une paire minimale ou deux phonèmes en opposition par le symbole ~ : /b/ ~ /R/.

Les systèmes de phonèmes varient d'une langue à l'autre. Par exemple, le français oppose les phonèmes /y/ et /u/, comme le démontre la paire minimale /ry/ ~ /ru/ (rue - roue). En anglais par contre, cette opposition fait défaut, puisque l'anglais n'a pas de phonème /y/.

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Les phonèmes consonantiques

Dans le cas des consonnes, on a tendance à tester pour l'existence de phonèmes dans deux contextes distincts: Par exemple, en début de syllabe, on peut opposer le phonème /p/ à une série de termes opposés, en relevant des paires minimales. Ainsi, on a /po/ ~ /bo/ (peau ~ beau), /po/ ~ /to/ (pot ~ taux), /pu/ ~ /ku/ (pou ~ cou) et ainsi de suite.

En fin de syllabe, on peu procéder de façon analogue. Ainsi, toujours dans le cas de /p/, on peut opposer /tip/ ~ /ti/ (type ~ tige), /tip/ ~ /tiR/ (type ~ tire) et ainsi de suite.

La recherche des paires minimales est un art qui s'acquiert avec de l'expérience. Il y a cependant des outils qui rendent la tâche plus facile, notamment les dictionnaires. Pour la position initiale, un dictionnaire général est généralement suffisant. Par contre, pour la position finale, il vaut mieux faire appel à un dictionnaire inverse, dans lequel les mots sont classés en ordre alphabétique selon leur terminaison. Voir la liste des lectures en fin de chapitre pour des références.

Exercice: Trouvez des paires minimales pour /g/ en l'opposant aux autres consonnes du français, en position initiale et en position finale.

Début.


Les phonèmes vocaliques

Dans le cas des voyelles, on a tendance à opposer les phonèmes potentiels en syllabe ouverte et en syllabe fermée. Ainsi, en syllabe ouverte, on peut opposer /i/ ~ /e/ dans une paire minimale comme /si/ ~ /se/ (si ~ ses), /i/ ~ /u/ dans une paire comme /si/ ~ /su/ (si ~ sous) et ainsi de suite.

En syllabe fermée, on peut opposer // ~ // dans une paire minimale comme /ft/ ~ /ft/ (feinte ~ faite).

Exercice: Trouvez des paires minimales pour opposer le phonème /u/ aux autres voyelles fermées en français, d'abord en syllabe ouverte, ensuite en syllabe fermée.

La distribution complémentaire

Dans certains cas, on ne peut pas opposer un son à un autre parce que les deux ne figurent jamais dans le même contexte. Prenez le cas du [ts] qu'on entend en français québécois devant des voyelles antérieures fermées ([tsir], [tsy]). Dans ce parler, là où on prononce [ts] on ne prononce jamais [t], et vice versa. Ces deux sons sont donc en distribution complémentaire. Là où on a la distribution complémentaire, on ne peut pas avoir de paire minimale, et par conséquent on doit considérer les deux sons comme variantes d'un même phonème.

La neutralisation

Dans d'autres cas, deux sons s'opposent dans un contexte, mais non pas dans un autre. Prenons les voyelles [e] et []. On trouve les deux en syllabe ouverte: /se/ ~ /s / (ses ~ sait). Par contre, en syllabe fermée, on ne trouve que []: /pR/. L'opposition /e/ ~ // existe donc en syllabe ouverte, mais elle est neutralisée en syllabe fermée.

  Exercice: Testez les phonèmes /o/ ~ / / pour la neutralisation.

Début.


Les traits distinctifs

Lorsque deux phonèmes s'opposent entre eux, il est possible d'identifier les traits distinctifs qui les opposent. Par exemple, dans le cas de l'opposition entre /p/, /t/, /k/ d'une part et /b/, /d/, /g/ d'autre part, la présence ou absence de voisement est le trait distinctif qui nous permet de situer les deux classes.

Chaque langue sélectionne un certain nombre de traits distinctifs parmi l'ensemble des possibilités offertes par les langues du monde. Ainsi, en français, le trait distinctif arrondissement est utilisé pour distinguer /i/ et /y/, /e/ et //, et // et //. Par contre, ce même trait n'est pas utilisé par l'anglais.

Parmi les traits distinctifs utilisés par le français, signalons:

Expérience: Trouvez un trait distinctif utilisé en anglais mais absent en français, et vice versa.

Début.


Le rendement des oppositions

Les différents traits distinctifs se trouvent dans un nombre plus ou moins élevé de paires minimales. Le nombre de paires minimales où on trouve un trait fournit une mesure de son rendement. Par exemple, le trait de voisement se trouve dans un grand nombre d'oppositions entre phonèmes: /p/ ~ /b/, /t/ ~ /d/, /k/ ~ /g/, /f/ ~ /v/, /s/ ~ /z/, // ~ //. Il a donc un rendement élevé. Par contre, le trait de nasalité se trouve dans un nombre moins élevé (mais toujours important) d'oppositions.

Le concept de rendement s'applique également à l'opposition entre des paires de phonèmes. C'est-à-dire, là où le nombre de paires minimales où on trouve un trait devient très petit, l'opposition risque de disparaître. Par exemple, il existe très peu de paires minimales pour le couple /a/ - //. Par conséquent, cette opposition est en train de disparaître dans certaines parties de la francophonie. On prononce /a/ dans tous les contextes, à la place de //.

Exercice: Y a-t-il beaucoup de paires minimales pour les oppositions suivantes: /t/ ~ /d/, /n/ ~ //?

Au-delà du rendement des oppositions, on peut mesurer également la fréquence des phonèmes individuels, à partir de corpus oraux.

Exercice: Enregistrez trois minutes de langue orale et mesurez la fréquence de phonèmes /R/, /s/ et /k/.

Début.


Réactions phonologiques dans la chaîne

Comme nous l'avons déjà vu, nous parlons par chaînes de sons. Il se fait dans ces chaînes un certain nombre de réactions purement physiques (l'assimilation, que l'on peut observer dans les images radiocinématographiques). Mais il se fait aussi des réactions qui tiennent compte de la structure de la langue: on peut donc les classer parmi les phénomènes phonologiques. Dans ce qui suit, nous en examinerons trois: l'élision, l'enchaînement et la liaison.

L'élision

En français, chaque voyelle donne une syllabe. En principe, là où deux voyelles entrent en contact dans la chaîne parlée, le résultat est deux syllabes. Or, dans le cas d'une voyelle en particulier, le e muet //, cela n'arrive pas. Devant une voyelle, le e muet disparaît. C'est même cette caractéristique qui nous permet de l'identifier. Prenons les exemples suivants:
Notez que dans le premier cas, il y a un e muet devant une consonne. Et dans le deuxième cas, le e muet tombe devant la voyelle /y/. Cependant, dans le troisième exemple, il y a une voyelle qui reste devant /y/. Nous considérons qu'il s'agit d'une autre voyelle que le e muet, en partie à cause du fait qu'elle reste (et aussi à cause du fait qu'elle peut porter l'accent: p.ex. /f l/).

La chute du e muet devant une voyelle s'appelle l'élision. Elle se fait systématiquement en français. Par contre, il existe d'autres cas d'élision beaucoup moins systématiques. Par exemple, la voyelle /i/ de si tombe devant le pronom personnel il(s), mais non pas devant d'autres pronoms (p.ex. si elles). Dans les cas pareils, il faut apprendre les exemples individuellement.

Même dans le cas du e muet, le taux de réalisation dépend d'un ensemble de facteurs stylistiques. On en trouve davantage dans le langage soigné que dans le langage familier.

Expérience: Écoutez un(e) francophone dans un contexte formel et ensuite dans un contexte familier. Est-ce que le taux de e muets change?

L'enchaînement

Nous avons déjà vu qu'en français, il y a une préférence pour les syllabes ouvertes. Une des conséquences de cette tendance est le fait de diviser la suite VCV comme V CV et non pas comme VC V. Cette tendance est tellement forte que lorsque deux mots se trouvent en contact dans la chaîne parlée, si le premier finit par une consonne, et l'autre commence par une voyelle, on déplace la frontière entre les syllabes. Cela s'appelle l'enchaînement. Prenez les exemples suivants:

Dans le premier cas, (une petite soeur), on trouve une consonne à la fin de petite et une autre au début de soeur. La division en syllabes se fait entre les deux mots, selon la structure VC CV. Mais dans le deuxième exemple, on trouve une consonne à la fin du premier mot mais une voyelle au début du deuxième. Dans ce cas-ci, la division en syllabes se fait de la façon suivante: /yn-p -ti-ta-mi/. On déplace la frontière syllabique à gauche.

Exercice: Divisez les exemples suivants en syllabes et notez les cas d'enchaînement: [ynblami], [yntlafR].

La liaison

Dans le cas de l'enchaînement, il y a déplacement de frontières syllabiques, mais le nombre total de phonèmes reste le même. Par contre, dans la liaison, on retrouve des ajustements qui changent le nombre de phonèmes selon le contexte. Voyons les exemples suivants:
Notez que dans les exemples en (1), on trouve la consonne /z/ entre les deux mots, tandis que cette consonne fait défaut dans les exemples en (2). En outre, là où la consonne est présente, la frontière syllabique se déplace: on prononce: /il-z/. Une consonne comme le /z/ s'appelle une consonne de liaison. Elle se manifeste dans certains contextes à l'intérieur d'un groupe, mais non pas dans d'autres (à la fin d'un groupe, par exemple).

L'emploi d'une consonne de liaison est une indication de dépendance dans un groupe. Un élément qui dépend d'un autre, comme un pronom personnel, qui dépend du verbe, ou un déterminant, qui dépend du nom, fera la liaison avec l'élément suivant, si cet élément suivant commence par une voyelle. Dans les cas pareils, on parle de liaison obligatoire.

Par contre, un élément qui ne dépend pas d'un autre ne fera pas la liaison avec l'autre. Prenons les exemples suivants:

  1. /at/
  2. /s ldaaRme/
Dans le premier cas, le nom Jean ne dépend pas du verbe attend, et la liaison ne se fait pas. De même, dans le deuxième exemple, le nom soldat ne dépend pas de l'adjectif armé. Là encore, la liaison ne se fait pas. Dans les cas pareils, où un élément supérieur ne peut pas entrer en liaison avec un élément dépendant, on parle de liaison impossible.

Entre les deux extrêmes, on trouve une série de cas où la liaison peut se faire ou non. En principe, on fait la liaison plus souvent dans le discours poétique, officiel ou soigné, et moins souvent dans le discours familier et quotidien. Par exemple, il existe pour chacun des cas suivants deux prononciations possibles:

Expérience: écoutez un discours formel (p.ex. à la télévision) et relevez les exemples de liaison. Faites la même chose pour une conversation familière.

Début.


L'accent

Quand on parle, on utilise en général des suites ou des chaînes de sons. Dans le cas de chaque son, il y a un certain nombre de paramètres ou caractéristiques qui peuvent varier. Pour le tester, prononcez la chaîne suivante:
[a a a a a a a]
Essayez d'insister sur le deuxième [a]. Notez qu'il y a plusieurs façons de le faire. On peut mettre plus de force sur la voyelle que sur les voyelles qui l'entourent. En d'autres termes, il y a plus d'air qui sort des poumons, et une plus grande vibration des cordes vocales. Ou bien, on peut augmenter la fréquence de sa voix. Dans ce cas, les cordes vocales vibrent plus rapidement. Ou bien encore, on peut mettre plus de durée sur la voyelle qu'on veut mettre en valeur, dans le sens que la syllabe formée par la voyelle dure plus longtemps que les autres.

Très souvent, les trois facteurs (force, fréquence et durée) co-existent dans un même cas. Il existe, cependant, des préférences particulières à chaque langue. Le français, par exemple, a tendance à utiliser la durée plus que les autres facteurs, selon les mesures instrumentales. Par conséquent, si on veut imiter un `accent français', il faut surveiller la durée des syllabes qu'on accentue.

Expérience: Demandez à des locuteurs francophones et anglophones de prononcer la série [a a a a a a] et d'insister sur une syllabe. Notez l'utilisation de la durée dans le cas des francophones. Quel facteur vous frappe dans le cas des anglophones? Si vous avez l'occasion, étendez l'expérience à d'autres langues.

L'accent final

Il y a des langues où la place de la syllabe accentuée varie d'un mot à l'autre. Ainsi, en anglais, on distingue im port (un nom) de im port (un verbe). Notez qu'on indique l'accent par un petit trait vertical avant la syllabe accentuée. Par contre, en français, la place de l'accent varie selon le groupe et non pas selon le mot. Examinez, par exemple, les cas suivants:
  1. [la fij]
  2. [la ptit fij]
  3. [la ptit fij ma lad]
Notez que l'accent tombe toujours sur la dernière syllabe du groupe. On l'appelle l'accent final. C'est cela qui explique pourquoi les non-francophones ont parfois des difficultés à identifier les mots en français. Mais quelle est la nature de ce groupe? Prenons les exemples suivants:
  1. [a pr la klas l pr se livR e l s va]
  2. [o ke bk a v de klas d tRwa zeR d sit] On constate que le groupe rythmique correspond au groupe grammatical, soit le syntagme (p.ex. après la classe, au Québec) soit la phrase (p.ex. elle prend ses livres, elle s'en va, j'avais des classes de trois heures de suite).

    L'accent d'insistance

    En fait, il existe deux sortes d'accent en français: l'accent final, que nous venons d'examiner, et l'accent d'insistance. Prenons les exemples suivants:
    On constate que l'accent d'insistance se trouve non pas à la fin d'un groupe rythmique, mais au début d'un mot. Le plus souvent, l'accent d'insistance se marque par une montée de la fréquence de la voix, plutôt que par une durée supérieure.

    Expérience: Il semblerait que la diversité d'emplois de l'accent d'insistance soit en augmentation depuis quelques années. Essayez d'en relever des exemples, et notez les contextes où ils apparaissent.

    Début.


    L'intonation

    L'autre caractéristique de la voix qui varie dans la chaîne est l'intonation ou la fréquence relative de la vibration des cordes vocales. L'étude de l'intonation est compliquée par le grand nombre de variations possibles quand on parle. Ainsi, on peut transmettre une grande diversité d'émotions par de petites différences d'intonation.

    Expérience: Pensez à la diversité de messages qu'on peut transmettre par une simple question comme Vous êtes prêt? allant de l'impatience, à la colère, à la surprise, à la gratitude, etc. Essayez de prononcez la phrase de la façon appropriée pour transmettre le message que vous voulez, et demandez à un ami ou une amie de vous dire ses réactions.

    Malgré cette diversité, il existe un petit nombre de paramètres qu'on peut identifier et décrire objectivement. D'abord, il est possible d'identifier un certain nombre de niveaux d'intonation. Par exemple, à la fin d'une phrase déclarative, l'intonation a tendance à tomber. Par exemple, en prononçant J'ai vu Pierre dans la rue, la fréquence de la voix baissera sur la dernière syllabe. On peut représenter cette fréquence de finalité par un chiffre. Dans l'un des systèmes utilisés par les linguistes, cette basse fréquence se représente par le chiffre (1). Par contre, il existe aussi une intonation de base qu'on entend au début d'une phrase déclarative. On la représente par le chiffre (2). En outre, chaque groupe rythmique avant la fin d'une phrase déclarative porte une intonation de continuité, qui signale qu'il y a autre chose qui suit. On représente cette intonation par le chiffre (3). En combinant tout cela, on constate qu'on peut représenter la phrase précédente à la façon suivante, où le chiffre qui indique l'intonation se trouve avant la syllabe où on trouve cette fréquence, et où il faut imaginer des courbes entre les chiffres:
    3 pjR
    2 e vy dla
    1 Ry

    Exercice: Prononcez, ou faites prononcer, les phrases exemples qui se trouvent dans la section sur l'accent, et notez la distribution de l'intonation.

    Il existe trois autres niveaux d'intonation qui caractérisent les questions, les exclamations et les phrases impératives. Prenez, par exemple, les phrases suivantes:

    1. [(2)ty (3) lav la v(1)sl] (déclaration)
    2. [(2)ty (3) lav la v(4)sl] (question)
    3. [(2)ty (3) lav (4) la v(5)sl] (exclamation)
    4. [(3)lav la v(1)sl] (phrase impérative)
    Notez que l'utilisation de l'intonation interrogative (qu'on note par le chiffre (4)) signale une question et que l'utilisation d'une intonation exclamative (qu'on note par le chiffre (5)) signale une exclamation. Quant à l'intonation impérative, elle se marque par une courbe descendante.

    L'étude de l'intonation est assez complexe, et fait appel à plusieurs facteurs. Ainsi, une question par intonation utilise le niveau (4), mais une question par inversion As-tu fait la vaisselle? utilise plutôt l'intonation d'une phrase déclarative, étant donné que la structure grammaticale de l'inversion marque déjà l'existence d'une question. De même, une phrase impérative (p.ex Fais la vaisselle) peut se caractériser par une intonation de type 3-1 (phrase impérative normale), par une intonation de type 4-1 (si on est impatient) ou même par une intonation de type 5-1 (si on est TRÈS impatient).

    Début.


    À lire ou à consulter

    Juilland, Alphonse G. (1965) Dictionnaire inverse de la langue française. La Haye: Mouton. (REF)

    Katamba, Francis. (1989) An introduction to phonology. London; New York: Longman. (RES)

    Léon, Pierre. (1993) Précis de phonostylistique. Paris: Nathan. (RES)

    Martin, Pierre. (1983) Éléments de phonologie fonctionnelle: théorie et exercices. Chicoutimi, Québec: G. Morin. (RES)

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    Dernière modification: 27 décembre 1996. Veuillez signaler des problèmes d'ordre technique à Greg Lessard <lessardg@post.queensu.ca>